Le Printemps des Poètes 2014

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Si l'hirondelle ne fait pas le printemps, la poésie, elle, annonce son retour et cette seizième édition de la manifestation nationale "Le Printemps des Poètes" s'annonce passionnante et passionnée avec notamment deux thèmes à l'honneur : "la poésie au coeur des Arts" et un hommage à Max Jacob, mort le 5 mars 1944 alors qu'il était emprisonné au camp de Drancy.

 

 

 

 

 

Retrouvez les manifestations du Printemps des poètes dans les bibliothèques de la Région Centre et quelques idées sur Chermédia pour fêter vous aussi la poésie dans votre bibliothèque. Surfer aussi en Poésie sur Internet en découvrant la poéthéque ou une sélection de sites... En attendant, savourez un poème dansant imaginé par le chorégraphe José Montalvo sur le poème de Paul Eluard, Liberté ! (en savoir plus sur l'opération "Dansez le poème") :

 

 

 

 

A cette occasion, nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir 3 poètes dont le parcours est lié au monde artistique et notamment celui de la peinture : Jacques Dupin, Henri Michaux et Pierre Reverdy


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Poète et auteur de textes sur les peintres et scupteurs contemporains et l'Art en général, Jacques Dupin (1927-2012) est né à Privas.

Sécrétaire des Cahiers d'art en 1952, il rencontre un grand nombre d'artistes, parmi lesquels Miro et Giacometti, avec qui il se lie d'amitié.

 En 1956, il entre à la galerie Maeght dont il dirige les éditions.

 En 1966, avec les poètes André du Bouchet, Yves Bonnefoy, Gaëtan Picon, Louis-René des Forêts, Michel Leiris et Paul Celan, il fonde la revue "L'Ephémère". Il réalisera également de nombreux livres d'artiste avec les frères Jean et Jacques Capdeville, Pierre Alechinsky, Jean Voss, Antoni Tapies...

 Prix national de poésie en 1988, sa poésie minérale et foudroyante vous touche au plus profond de votre être.

 

 

 "Lenteur incrustante dans l'atelier / voracité d'un voyage acéré d'une errance /volubile d'un balbutiement."  Ecart
 

 


 

Henri Michaux

Henri Michaux, né à Namur le 24 mai 1899  et mort à Paris, le 19 octobre 1984, est un écrivain, poète et peintre d'origine belge d'expression française naturalisé français à l'âge de 25 ans. Son œuvre est souvent rattachée au courant surréaliste, même s'il n'a pas fait partie du mouvement. Selon Sophie Nauleau, si la mescaline est en grande partie à l'origine de son œuvre picturale, c'est son génie du bizarre, et du retrait, qui a fait de lui le plus aventureux des explorateurs de l'espace du dedans.

 

"J'écris pour me parcourir. Peindre, composer, écrire: me parcourir. Là est l'aventure d'être en vie" affirme Henri Michaux dans Passages (1950).

Henri Michaud est aujourd'hui reconnu comme l'un des plus grands écrivains poètes  français. Il fut également un remarquable peintre. En 1940, il fait la connaissance du peintre chinois Zao Wou-Ki et écrit un texte intitulé "lecture de 8 lithographies".

 

lithographie

                      Mon sang
Le bouillon de mon sang dans lequel je patauge
Est mon chantre, ma laine, mes femmes.
Il est sans croûte. Il s'enchante, il s'épand.
Il m'emplit de vitres, de granits, de tessons.
Il me déchire. Je vis dans les éclats.
                       Plume
 

Pierre Reverdy,220px-amedeo modigliani pierre reverdy 1915 né à Narbonne le 11 septembre 1889 est un poéte français associé au cubisme et aux débuts du surréalisme. Issue d'une famille de scupteurs et de tailleurs de pierre d'église, il finit sa vie en se retirant près de l'abbaye bénédictine de Solesmes le 17 juin 1960

Lorsqu'il arrive à Paris en 1910, à Montmartre, au Bateau-Lavoir, il rencontre ceux qui deviendront ses amis : Guillaume Appolinaire, Max Jacob, Louis Aragon, André Breton, Philippe Soupault, Tristan Tzara.

Il rencontre Pablo Picasso, Georges braque, Henri Matisse. Il est l'un des inspirateurs du surréalisme.

En 1917, il crée la revue Nord-Sud à laquelle collaborent les poètes du dadaïsme , du surréalisme, et où il est un fervent défenseur du cubisme.

 

Je suis dur
Je suis tendre
Et j'ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j'ai passé
J'ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place où la foudre a frappé trop souvent
Un coeur où chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement
               La liberté des mers

 


 A réserver dans le catalogue de la Direction de la Lecture Publique :

 

Pour les enfants :


Pour les adultes :